La place de l'IA dans la création musicale
- Solal Azeroual
- 19 oct.
- 1 min de lecture
Dust on the Wind de The Velvet Sundown comptabilise plus de 2.5 millions d’écoutes sur Spotify. Derrière le nom poétique de ce groupe se cache une intelligence artificielle. Comme ce titre, fin 2025, 1/3 des musiques sur les plateformes d’écoute auront été créées intégralement par l’IA (Source : IRCAM), sachant qu’un logiciel comme Suno produit une nouvelle musique toutes les 5 secondes.
Face à cette prolifération, les voix d'artistes, portés en France par Jean-Michel Jarre, s'élèvent pour défendre leurs droits d'auteurs mis à mal par l'utilisation de leurs œuvres pour entraîner l'IA. Aucun droit n'est payé par les sites de génération de musique et les plateformes d'écoute ne protègent pas leur catalogue. En réaction, certains labels indépendants exigent une autorisation explicite des artistes pour l'exploitation de leurs œuvres par l'IA.
L'autre enjeu est l'identification des musiques générées par l'intelligence artificielle sur les plateformes d'écoute. Tandis que des scientifiques de l'IRCAM ont créé un système de détection fiable à 99%, Deezer a mis en place en juin un système d'étiquetage des morceaux créés par l'IA.
D'un autre côté, de nombreuses opportunités pour les artistes émanent de l'ouverture à l'intelligence artificielle, comme la stimulation de la créativité par des propositions inédites, la réduction des coûts de production, l'automatisation de certaines tâches fastidieuses, ou encore l'accroissement de l'efficacité des outils de promotion et de la relation artiste-public (Source : CNM). DeLaurentis, par exemple, est une artiste française qui compose à quatre mains avec l’intelligence artificielle. Elle l’utilise pour créer ses mélodies, ajouter des instruments, etc.
Découvrez l’étude du CNM sur le sujet :



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